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Tartans : lire le registre écossais

Le registre écossais des tartans se consulte en ligne, gratuitement, par nom de clan, de famille ou de lieu, et par région.

Le registre écossais des tartans se consulte en ligne, gratuitement, par nom de clan, de famille ou de lieu, et par région.

Le registre écossais des tartans se consulte en ligne, gratuitement, par nom de clan, de famille ou de lieu, et par région. Chaque fiche donne un threadcount, c’est-à-dire la suite de chiffres qui décrit le motif et permet de le reproduire. Pour un collectionneur, ces données servent à identifier un ruban, un carnet ou un tissu d’époque et à vérifier qu’un motif n’a pas été confondu avec un autre.

Comment chercher un tartan par nom dans le registre écossais ?

Le registre écossais des tartans est tenu par le National Records of Scotland et mis à disposition sur le site du Scottish Register of Tartans. La recherche par nom est le point d’entrée le plus simple : un champ unique accepte un patronyme, un nom de clan, un nom de famille associé, un toponyme ou le nom d’un fabricant. La base contient plusieurs milliers d’enregistrements, et une même appellation peut renvoyer plusieurs variantes, par exemple un motif ancien, un motif moderne aux teintures plus vives et une version dite « hunting » ou « dress » aux couleurs inversées.

La fiche de résultat affiche un numéro d’enregistrement, la date d’enregistrement, le statut du motif et, souvent, une image du tartan. Ce numéro est la référence à noter : il reste stable, alors que les noms commerciaux changent. Pour un objet des années 1980, un ruban de chapeau, une couverture de catalogue ou un écusson, ce numéro permet de rattacher le motif à une source documentée plutôt qu’à une ressemblance visuelle.

Un guide en anglais consacré au costume traditionnel écossais détaille cette méthode de recherche, du nom au motif de clan, et rappelle les pièges de l’homonymie : le tartan register name y est présenté comme le point de départ d’une identification sérieuse. La même logique s’applique aux recherches par région, souvent plus utiles pour les motifs sans affiliation familiale.

Comment chercher un tartan par région dans le registre écossais ?

La recherche par région repose sur les mêmes outils, avec un filtre géographique. Le registre distingue les tartans de district, rattachés à une aire, une île, une vallée ou une ville, des tartans de clan et des tartans de corporation. Une recherche par région permet de retrouver des motifs comme ceux des Highlands, des Borders, des Shetland ou d’une localité précise.

La méthode consiste à saisir le nom du lieu dans le champ de recherche, puis à filtrer les résultats par catégorie. Les fiches de district mentionnent souvent l’origine du motif, la date de première publication connue et le fabricant qui l’a diffusé. Cette information est précieuse pour dater un objet : un motif de district publié dans les années 1930 ne peut pas figurer sur un article fabriqué avant cette date.

Pour les collectionneurs, la recherche régionale aide à distinguer un vrai tartan de district d’un motif fantaisiste créé pour un usage commercial. Elle permet aussi de reconstituer des séries : cartes postales, boîtes de biscuits, étiquettes de whisky et rubans souvenirs des années 1980 reprennent fréquemment des tartans de district, plus faciles à employer que des motifs de clan protégés par un usage familial.

Comment lire un threadcount de tartan ?

Le threadcount est la description chiffrée du motif. Il se lit comme une suite de nombres séparés par des barres obliques, par exemple 6/2/2/2/6/2/2/2. Chaque nombre indique le nombre de fils d’une même couleur, et l’ordre des nombres correspond à l’ordre des couleurs dans le motif. La séquence se lit dans un sens, puis se répète en miroir pour former le sett, l’unité de base du tartan.

Trois éléments accompagnent le threadcount : la liste des couleurs dans l’ordre, la largeur du sett et parfois la référence de teinture. La largeur du sett, exprimée en pouces ou en centimètres, indique la dimension d’un motif complet. Un sett étroit, de cinq à huit centimètres, correspond à un tissu léger ; un sett large, de quinze à vingt centimètres, à une étoffe épaisse. Cette mesure aide à comparer un ruban ancien avec un tissu contemporain : la réduction d’échelle est fréquente sur les objets de petite taille.

Pour lire un threadcount sans se tromper, il faut identifier la couleur la plus foncée, souvent placée au centre du motif, et compter les fils à partir d’elle. Les publications spécialisées recommandent de vérifier le nombre de fils sur au moins deux répétitions du motif, car une erreur de comptage se repère vite. Le threadcount ne dit rien de la qualité de la laine ni de la teinture, seulement de la structure du dessin.

Pourquoi ces données servent-elles à dater un objet des années 1980 ?

Les années 1980 ont vu une diffusion large des motifs tartan dans la mode, la papeterie et les objets publicitaires. Un même motif pouvait être imprimé sur un tissu, un buvard ou une boîte métallique, avec des déformations liées à l’impression. Comparer le threadcount d’un objet avec la fiche du registre permet de savoir si le fabricant a respecté le motif ou s’il l’a simplifié.

La date d’enregistrement d’un tartan donne également un repère. Un motif enregistré après 1985 ne peut pas figurer sur un objet daté de 1982, sauf s’il s’agit d’une création antérieure non enregistrée. Cette vérification évite les attributions trop rapides, fréquentes sur les marchés d’objets anciens où le mot « écossais » suffit parfois à justifier une datation.

Comment conserver un document ou un tissu lié à un tartan ?

Les supports papier, rubans et étiquettes se conservent à l’abri de la lumière, dans des pochettes neutres, à l’horizontale pour les documents. La laine craint les mites et l’humidité : un rangement dans une boîte fermée, avec un contrôle régulier, limite les dégâts. Les teintures des années 1980, souvent plus stables que celles du XIXe siècle, restent sensibles aux UV et se délavent sur une vitrine exposée au soleil.

Pour un tissu, il est utile de noter séparément le numéro d’enregistrement du tartan, la largeur du sett mesurée et l’état général. Cette fiche accompagne l’objet et permet de retrouver la référence sans manipuler le textile. Les collections de rubans et d’échantillons gagnent à être classées par région ou par numéro d’enregistrement, ce qui facilite les comparaisons entre pièces.

Ce qu’il faut retenir

Le registre écossais des tartans se consulte par nom et par région, et chaque fiche fournit un threadcount qui décrit le motif. Ces trois informations, numéro d’enregistrement, région et threadcount, suffisent à identifier un tartan et à le replacer dans une chronologie. Pour les objets des années 1980, elles permettent de distinguer un motif documenté d’une simple imitation et de documenter une collection sans se fier à l’apparence seule.

Le registre écossais n'est pas le seul catalogue où la lecture d'une cote demande méthode : les fonds catalans consacrés au cinéma, à la danse et à la scène posent des problèmes comparables de description et de conservation. Pour qui veut prolonger ce travail d'inventaire, une page de Référence 80 détaille les archives de création hybride en Catalogne, entre glossaires, méthodes d'archivage et ressources destinées aux étudiants comme aux chercheurs. La démarche reste la même : identifier une pièce, comprendre sa notice, noter ses conditions de conservation. Les collectionneurs de textiles y trouveront un vocabulaire transposable, utile dès qu'un document mêle plusieurs disciplines et plusieurs supports. Une fois le tartan identifié et son threadcount relevé, la pièce reste souvent portée telle quelle, et l'accessoire vient s'y ajouter. La confection d'un corsage floral (voir la méthode) dépend alors du tissu : une laine serrée supporte mal une épingle fine, qui marque la trame, tandis qu'un coton léger accepte un point de ligature discret. Le poids du bouquet compte autant que la matière, car un montage trop lourd déforme l'épaule. Ces repères de fixation complètent utilement la lecture d'un tartan, surtout lorsque le vêtement est ancien et que l'on souhaite le préserver.

Pour prolonger

La page Sources et repères présente les catalogues et institutions utilisés pour vérifier les dates, supports et contextes. Notre méthode éditoriale explique la différence entre fait documenté, analyse et souvenir.