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Coloration capillaire : destockage et prix en 1980-1990

Le destockage de coloration professionnelle consiste à revendre des tubes de colorants de marque à un prix inférieur au tarif salon, souvent parce qu’un distributeur écoule des stocks sans réassort garanti.

Le destockage de coloration professionnelle consiste à revendre des tubes de colorants de marque à un prix inférieur au tarif salon, souvent parce qu’un distributeur écoule des stocks sans réassort garanti.

Le destockage de coloration professionnelle consiste à revendre des tubes de colorants de marque à un prix inférieur au tarif salon, souvent parce qu’un distributeur écoule des stocks sans réassort garanti. En France, cette pratique concerne des gammes installées de longue date comme Koleston Perfect, INOA, Majirel ou Igora Royal, et elle s’adresse autant aux coiffeuses indépendantes qu’aux particuliers qui colorent à domicile. Le sujet n’est pas nouveau : il prolonge une histoire de la coloration capillaire entamée bien avant les années 1980.

Une histoire de la coloration qui précède les années 80

La coloration moderne de synthèse naît au début du XXe siècle. La paraphénylènediamine, base de nombreuses teintures d’oxydation, est utilisée dès les années 1900 par Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, qui dépose en 1909 une formule de teinture capillaire inoffensive. Le procédé repose sur un principe encore en vigueur : un précurseur incolore pénètre la fibre, puis s’oxyde au contact de l’air ou d’un oxydant pour révéler la couleur. Cette chimie de base n’a pas changé, même si les formules ont gagné en douceur et en précision.

Dans les années 1980, la coloration permanente est déjà un produit de grande consommation, vendu en pharmacie, en grande surface et en salon. Les marques qui dominent aujourd’hui le marché professionnel, Majirel chez L’Oréal ou Koleston chez Wella, sont alors des références établies. La décennie voit surtout se développer la vente de kits domestiques et la segmentation entre produits « salon » et produits « maison », un clivage qui structure encore les prix actuels.

Pour un particulier ou une coiffeuse qui cherche aujourd’hui des tubes à prix réduit, la question du circuit d’approvisionnement se pose donc dans une continuité historique : les mêmes marques, les mêmes numéros de nuance, mais des canaux de distribution qui ont éclaté. C’est ce que documente un site comme destockage coloration professionnelle, qui compare les tarifs de neuf gammes entre le distributeur MDC et plus de dix enseignes.

Quelles gammes de coloration sont concernées par le destockage ?

Le destockage professionnel ne porte pas sur des produits génériques mais sur des références identifiables, avec un numéro de nuance et un volume d’oxydant précis. Les gammes citées le plus souvent sont Koleston Perfect, INOA, Majirel, Igora Royal, Dia Light, Tone et Shine, Compagnia Del Colore, Art Absolute et Jungle Fever. Ces neuf familles couvrent des usages différents : couverture de cheveux blancs, tons sur tons, gloss, corrections de reflets.

Un tube de coloration professionnelle se conserve plusieurs années à l’abri de la lumière et de la chaleur, ce qui rend le destockage possible sans perte de qualité immédiate. La limite tient à la disponibilité : un lot écoulé ne revient pas toujours, et une nuance très demandée peut disparaître du catalogue d’un revendeur en quelques semaines. Pour une coiffeuse indépendante, cela suppose de constituer un stock de sécurité sur les teintes de base, les plus utilisées, et d’accepter l’irrégularité sur les teintes d’accent.

Les prix varient fortement d’une enseigne à l’autre pour un même tube. Un comparatif entre MDC et plus de dix enseignes montre des écarts qui peuvent atteindre plusieurs euros par unité, selon le volume du tube et la gamme. Ces écarts s’expliquent par le conditionnement, les frais de port et la politique de marge de chaque revendeur, pas nécessairement par une différence de produit.

Comment choisir sa nuance et son oxydant ?

Le choix de la nuance repose sur deux données : le niveau de base du cheveu, mesuré sur une échelle de 1 (noir) à 10 (blond très clair), et le reflet souhaité, indiqué par un chiffre après le point. Un 7.1 correspond à un blond moyen cendré, un 6.3 à un châtain foncé doré. La règle professionnelle veut qu’on ne remonte pas de plus de deux niveaux en une seule application sans décoloration préalable.

L’oxydant, ou révélateur, détermine l’intensité de l’éclaircissement et le dépôt de couleur. Les volumes courants sont 6, 9, 20, 30 et 40 volumes. Plus le volume est élevé, plus l’éclaircissement est important, mais plus la fibre est sollicitée. Pour une coloration ton sur ton ou une couverture de cheveux blancs, un oxydant à 20 volumes suffit généralement. Pour éclaircir de deux à trois niveaux, on utilise 30 volumes. Le 40 volumes est réservé aux éclaircissements importants et se manipule avec précaution.

Le temps de pose dépend du produit et du résultat visé, généralement de 20 à 35 minutes. Un rinçage soigneux, puis un shampooing doux et un masque, limitent l’agression. Ces repères sont les mêmes en salon et à domicile : la différence tient à la précision du diagnostic et à la maîtrise de la répartition, pas à la chimie employée.

Salon ou maison : quel budget comparer ?

Le comparatif de budget entre salon et domicile est un exercice fréquent chez les particuliers qui colorent à la maison. Une coloration en salon inclut le diagnostic, l’application, le temps de pose surveillé, le rinçage et souvent un soin. Le prix facturé couvre la main-d’œuvre, le local, l’assurance et la marge sur le produit.

À domicile, le coût se réduit au tube, à l’oxydant, au matériel jetable (gants, bol, pinceau) et au temps passé. Un tube professionnel acheté au détail revient à quelques euros, contre un forfait salon qui se compte en dizaines d’euros. L’écart est réel, mais il ne prend pas en compte le risque d’erreur : une nuance mal choisie ou un temps de pose dépassé se corrige difficilement seul.

Pour une coiffeuse indépendante, la comparaison est différente. Le tube fait partie de ses consommables, et le destockage devient un levier de marge. Un kit de démarrage, avec un jeu de nuances de base, un oxydant à 20 volumes et un matériel simple, permet de tester un fournisseur avant de s’engager sur des quantités plus importantes.

Quels sont les pièges de l’achat en ligne ?

L’achat de coloration en ligne expose à plusieurs écueils documentés par les revendeurs eux-mêmes. Le premier est l’absence de réassort garanti : un lot déstocké peut ne jamais revenir, ce qui complique la fidélité à une nuance pour une cliente habituée. Le deuxième est la confusion entre tube professionnel et produit prêt à l’emploi, vendu en grande surface, dont la concentration en précurseurs et le mode d’application diffèrent.

Le troisième piège concerne les frais de port et les seuils de commande, qui modifient le prix réel au tube. Un tarif affiché bas peut devenir ordinaire une fois le port ajouté, surtout pour une commande de deux ou trois unités. Il faut aussi vérifier la date de fabrication et l’état de l’emballage : un tube cabossé ou ouvert n’offre aucune garantie.

Enfin, la réglementation française encadre la vente de produits cosmétiques. Le règlement européen sur les cosmétiques, entré en application en 2013, impose un étiquetage précis, une personne responsable par produit et une déclaration sur le portail CPNP. Un revendeur sérieux est en mesure de fournir ces informations sur demande.

Ce que le destockage change pour les coiffeuses indépendantes

Pour un petit salon ou une coiffeuse à domicile, le destockage modifie la structure de coût sans changer la technique. La gamme reste la même, le numéro de nuance aussi, seul le prix d’achat baisse. Cette baisse permet de proposer des prestations à tarif contenu ou d’absorber les hausses de consommables.

Elle impose en revanche une gestion de stock plus active : repérer les lots intéressants au bon moment, vérifier la disponibilité des teintes de base, et ne pas dépendre d’une seule référence. Les variations de prix par enseigne rendent la veille utile, mais elle prend du temps. C’est précisément le rôle des comparatifs publiés par les revendeurs spécialisés : donner un ordre de grandeur, pas une garantie.

Le marché de la coloration professionnelle reste dominé par quelques groupes, et les marques citées plus haut traversent les décennies sans disparaître. Ce qui a changé depuis les années 1980, c’est la circulation des produits : un tube fabriqué pour un salon peut aujourd’hui être acheté au détail, en ligne, par une particulière. Cette porosité entre circuits professionnel et domestique est la donnée nouvelle, et elle explique l’intérêt actuel pour le destockage.

Le destockage de coloration professionnelle relève d'une histoire de marques et de gammes constituées avant 1980, dont les prix et les circuits d'achat ont évolué jusqu'aux années 1990. La même logique de repères techniques et de cadre pratique s'applique à d'autres domaines, comme la reprogrammation moteur, qui modifie la cartographie de l'ECU pour gagner couple et puissance. Pour comprendre le fonctionnement, les pièces concernées et les questions de fiabilité, il est possible de lire une cartographie moteur dans un article dédié, qui détaille également le cadre pratique de cette intervention.

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La page Sources et repères présente les catalogues et institutions utilisés pour vérifier les dates, supports et contextes. Notre méthode éditoriale explique la différence entre fait documenté, analyse et souvenir.